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 [Décédé] Coack Miller

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Varkh



Messages : 14
Date d'inscription : 07/01/2013

MessageSujet: [Décédé] Coack Miller    Lun 7 Jan - 18:54

Coack Miller



Nom : Miller

Prénom : Coack

Poste : Conseiller et fondateur de la nouvelle Antigua

Origine : France

Apparence : Dans les livres, on décrit Coack Miller comme un homme proportionné normalement, qu'on aurait pu aisément perdre dans la foule. Une soixantaine de kilos pour un mètre soixante dix lui donnaient l'assurance d'être dans les normes. Les histoires parlent de certaines séquelles dues aux nombreuses aventures de l'ancien Second du Black Merle II, puis du Liberté.

Caractère : Les histoires et ceux qui l'ont connu parlent de Coack Miller comme d'un bon vivant au caractère assez étrange. Ancien pirate idéaliste agissant sous les ordres du très célèbre Capitaine La Moule, agissant de façon souvent imprévisible ; certains diront que ce fut pour tromper l'ennemi, d'autres que c'était simplement sa façon de vivre.

Histoires et rumeurs diverses :
- On raconte que l'explosion d'une grenade à un mètre de distance n'aurait fait que lui abîmer le petit doigt de la main gauche. Quant à son oreille, il l'aurait lui-même tranchée pour échapper à la corruption des Viking-Garous, afin de pouvoir protéger celle qui serait plus tard sa promise, Victoire d'Argençon.
- Nombre de marins parlent encore aujourd'hui du conseiller Miller comme d'un être aux liens si fort avec son navire, le Black Merle, qu'il pouvait lui parler et ressentir ses émotions. Certains vont même jusqu'à dire que le bateau lui répondait parfois.
- Aidé par Etienne d'Argençon ainsi que par son épouse, fille de ce dernier, il aurait gouverné Antigua avec une équité jamais égalée, instaurant la première république des Caraïbes. Réélu chaque année par son peuple au rang de conseiller, on cite ses idées comme des concepts de liberté rarement égalés, qui inspirerait aujourd'hui les Terres Libres.
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Varkh



Messages : 14
Date d'inscription : 07/01/2013

MessageSujet: Re: [Décédé] Coack Miller    Mar 8 Jan - 13:46

La dernière lettre de Coack Miller, avant la perte d'Antigua.

Citation :
A toi qui lit cette lettre, j’écris ces quelques lignes en guise d’héritage alors qu’anglais et espagnols se pressent pour venir détruire ce que j’ai créé. Ce que notre liberté et nos convictions à tous ont fondé. Bien que je n’en fasse part à personne, je sais que nous ne réussirons pas, cette fois. Je m’appelle Coack Miller, et ceci est mon héritage.

Il fut une époque où je n’étais pas encore Coack Miller. Une époque où il n’aurait même pas été question pour moi de devenir pirate, ou même conseiller d’une république. A cette époque, aucun navire ne me parlait, et j’imaginais alors ma vie sous un angle totalement différent.
Quelques années avant ma naissance, un simple marchand émigrait de France pour voguer en direction des Caraïbes, dans l’espoir d’augmenter ses profits. Un parmi tant d’autres. Il emportait avec lui un homme et sa compagne, qui fuyaient les nobles parents de la jeune femme.
A cette époque, dans les Caraïbes, il n’était pas rare de croiser pirates en tous genres, et pas des plus amicaux. Cet exil allait tourner au cauchemar lorsqu’une goélette aux voiles noires apparût à l’horizon. Le bateau fut coulé et ses passagers tués, à l’exception de la jeune femme. Il n’est pas utile, je pense, de vous expliquer le sort qui lui fut réservé par l’équipage vainqueur.
La belle en a malheureusement fait les frais, se retrouvant entre les mains d’un marchand d’esclaves peu scrupuleux. D’une transaction à une autre, elle fut très vite vendue à un riche bourgeois français de Port-au-Prince. Découvrant tous deux sa récente grossesse, probablement causée par les mauvais traitements des pirates, l’homme décida qu’il attendrait que la jeune femme accouche de l’enfant, pour ensuite le rejeter.

Ainsi naquis-je, alors nommé Robin. A peine aperçus-je le jour que j’étais d’ores et déjà condamné à devenir un simple serviteur, un mendiant ou pire : un esclave. Jusqu’à mes six ans, je ne vivais que pour servir la famille du porc bourgeois ayant épousé ma génitrice, élevé par la femme de ménage, qui ne m’accordait d’ailleurs guère d’attention. C’est après avoir une ultime fois créé des problèmes qu’il fut décidé que je serais offert à un navire marchand pour y travailler.
Petit, je n’avais aucune idée des faits qui allaient causer mon exil sur une île déserte ; aujourd’hui, je les comprends. En effet, lors de mes trois voyages à leur bord, je n’ai fait que leur causer des ennuis. Pire, les rumeurs commençaient à courir : j’étais un porte-poisse. Les tempêtes s’enchainaient, les mauvaises ventes étaient de plus en plus régulières. Pire, nous avions déjà croisés un navire pirate, mais avions réussi à leur échapper.

Malheureusement pour moi, j’allais faire les frais de ma malchance : il fut décidé de me déposer sur l’îlot le plus proche. Ainsi ai-je été abandonné à mon sort sur une petite série d’îles de sables, où ne poussaient principalement que des cocotiers. Sans doute était-ce un coup du sort destiné à me sauver, car à peine ai-je débarqué que j’eus la chance de découvrir une cache de contrebandiers, sous le sable. Nourriture conservée par le sel, réserves d’eau immenses … Je doute qu’on puisse réellement trouver une explication rationnelle à ma survie. Chance, don, instincts, tout se mélangeait. Je me suis rationné pendant des années, ai trouvé de nouvelles méthodes pour me nourrir.
Je perdais peu à peu la notion du temps. Les jours devenaient des semaines, les semaines des mois. Je me surpris à parler tout seul, à m’imaginer entouré. Peu à peu, mon esprit perdait de sa logique, de sa vivacité. Je comprenais que si ne partais pas rapidement, je deviendrais fou. Enfin, plus que je ne l’étais alors. Mais comment prendre la mer quand on n’a pas de bateau ? Alors que je pensais avoir atteint l’âge adulte, je sentais que le grand large m’appelait. Je voulais découvrir ce qui se trouvait au loin, en dehors de ces îlots.
Un jour, le destin sembla me sourire enfin en décidant du retour des fameux contrebandiers sur une chaloupe. Deux coups de feu et une voile trouée plus tard, je quittais enfin mon île, grand sourire aux lèvres. Encore une fois, j’étais livré au destin. Aucune boussole, pas de carte, rien pour me repérer. Il me fallait un miracle, et j’allais en avoir un. Réveillé par la collision entre ma chaloupe et un bateau à tête de merle, heureusement à faible vitesse en raison de l’angle du vent, je découvrais alors ma nouvelle voie : celle de la liberté. Charmé par mon entrée fracassante sur le navire, le non moins connu Capitaine Louis la Moule me désigna Second du navire, à la surprise de tous.

Sans le savoir, je venais de découvrir plus qu’un trésor, plus qu’une renommée. Je venais de découvrir ma place dans ce monde. J’ai laissé mon nouveau personnage prendre le dessus. Coack Miller était né. J’étais un nouvel homme. Désormais, je déciderais de ce que je voulais faire. Je vivrais ma vie comme je l’entends, en homme libre.
Les années qui suivirent furent un rêve éveillé. Pour la première fois depuis dix huit années, je vivais. J’ai perdu des amis, des frères d’armes, rencontré des hommes d’honneur, aimé une femme, ai fondé un état avec l’homme qui, autrefois, fut envoyé pour nous tuer, moi et les autres hommes libres qui m’accompagnaient. J’appris que nul homme n’est captif. Que nulle femme n’est inutile. J’appris que la plus grande leçon de la vie n’était pas de suivre la route créée pour nous, mais de tracer celle que l’on désire suivre.
J’ai créé un nouvel état, ai fondé quelque chose d’inédit dans toutes les caraïbes. J’ai créé l’homme que je suis aujourd’hui. Un homme d’honneur, un homme libéré de tout poids des gouvernements. Un homme qui décide lui-même de ce qu’il veut vivre, de ce qu’il accepte de subir. D’esclave, de servant, de porte-poisse, je suis devenu un idéal.

Toi, ancien esclave des puissants, choisis de décider ton propre destin. Ne lis pas ces lignes comme si elles étaient mon histoire. Lis-les comme si elle pouvait devenir la tienne. Je m’appelle Coack Miller, et ceci n’est plus mon héritage, mais celui de la liberté.
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